Réchaud, brûleur ou firesteel, que choisir ?

Prendre un réchaud adapté aux conditions que l’on va rencontrer est indispensable lors de son choix. En autonomie, le poids du combustible va être tout autant primordial que le son ravitaillement. Prendre en compte tous les facteurs de son aventure permettra de profiter d’un bon repas.

Réchaud à gaz

Il existe de nombreux types de réchauds à gaz : traditionnel, déporté, piézo-électrique, avec ou sans pare-vent… Personnellement, je recommande un réchaud simple de type universel qui permet d’utiliser toutes les cartouches à valve existantes : Primus, Msr, JetBoil et même Camping Gaz.

Toutefois, les réchauds de type déportés sont très intéressants pour les groupes du fait d’une meilleure sécurité (réglage loin de la flamme) et d’une plus grande envergure, idéal pour les grandes casseroles.

Léger, compacte et pratique, il suffira d’y ajouter la/les cartouches de gaz nécessaire pour bivouaquer en total autonomie. Les cartouches ont une contenance de 100g, 230g ou 450g qui peut être un mélange de Butane, Propane ou Isobutane dans différentes proportions. Le choix s’accordera en fonction de la température et du climat lors de son utilisation.

Bien que le poids du réchaud et même celui des cartouches restent supportables, ces dernières prennent de la place. Je vous conseille donc de prendre plusieurs cartouches plutôt qu’une grande, cela facilite le rangement dans le sac.

A noter, le réchaud Jetboil offre un rendement plus élevé, consomme moins de gaz et réduit nettement le temps d’ébullition grâce un diffuseur de chaleur et un régulateur (sur certains modèles).

Réchaud à alcool

Il existe 2 types de réchauds à alcool : liquide ou solide. Pour l’alcool liquide, il faut avoir un brûleur percé, tandis que pour des tablettes ou du gel, il suffit simplement de le déposer dans une coupelle. Diverses marques comme Tatonka, Trangia, Esbit … propose leurs produits sur le marché, dont quelques-uns à des prix abordables.

L’économie se réalise aussi avec le prix du combustible, disponible presque partout dans le monde. Qui plus est l’alcool ne gèle pas et son fonctionnement est simple, sans entretien obligatoire. L’évaluation de la consommation est plus aisée qu’avec une cartouche de gaz et l’encombrement diminué.

Ce type de réchaud possède tout de même quelques inconvénients. Le temps de cuisson est plus long que le gaz, un préchauffage est souvent nécessaire et le réglage de la puissance n’est pas évident.

Il est possible de réaliser soi-même un réchaud à alcool avec une canette, donc peu cher et très léger (10g). Vous trouverez ce type de solution sous le nom de P3RS, à effectuer avec de grandes précautions lors de la manipulation de l’alcool et l’allumage.

Firestell

Le Firestell est l’outil indispensable du survivaliste. Ultraléger, utilisable même mouillé, il demande cependant un peu d’apprentissage avant de pouvoir le manipuler aisément et nécessite quelques ingrédients (amadou, écorce de bouleau, sève…) pour démarrer la flamme rapidement.

Il faut savoir que son utilisation est limitée en moyenne à 2500 allumages. Qu’il peut aussi rouiller avec le temps et l’humidité. Il faut donc en prendre soin vu le prix, environ 10 €.

Par ailleurs, les dépendances avec le combustible et le climat sont toujours présente. L’environnement joue aussi un rôle important pour faire un feu de camp (réserve naturelle, espace protégé…).

A prendre de ce fait comme une alternative conviviale et naturelle quand les conditions le permettent, surtout que l’encombrement du Firestell est anodin.

Une autre solution que le Firestell est un vulgaire briquet. Pas besoin d’amadou et utilisable d’une seule main, c’est la simplicité même. Optez néanmoins pour un Zippo, qui sera rechargeable avec à peu près n’importe quel type d’alcool.

Brûleur à bois

Alternative écologique, le brûleur à bois est tout aussi léger qu’un réchaud mais plus encombrant. Il nécessite que peu d’entretien, excepté pour la popote qui noircie rapidement. Son utilisation demande de la vigilance quand risque d’incendie mais aussi pour entretenir le feu régulièrement, car c’est du petit bois qui est brulé.

Malgré la gratuité du combustible, on n’en reste pas moins dépendant. Soit on transporte du bois avec soi, soit l’approvisionnement peut se faire directement sur place. L’environnement (montagne, forêt…) et le climat (pluie, sécheresse…) favoriseront ou non la collecte.

A cela, certains modèles sont compatibles avec de l’alcool, du charbon ou des granulés (1kg = 2h). Les marques les plus communes sur le marché sont BioLite, Firebox, Kuenzi et Wild Stoves.

Il existe une variété diverse de modèle, avec ou sans accessoires qui vont du récupérateur de cendre à la batterie rechargeable avec port micro USB. Au-delà de tous ces gadgets, pourquoi s’encombrer de matériel pour faire un simple feu de camp ?

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